Pourquoi une campagne de Crowdfunding ?

Demander à des consommateurs de financer un projet, même en leur proposant de belles contreparties en échange, est une opération toujours délicate. Comment l’équipe de Wateroom est-elle arrivée à sélectionner ce type de campagne pour son lancement ?

Tout d’abord, il faut comprendre que le Crowdfunding, au-delà d’une petite levée de fonds, est avant tout une opération de communication et un test produit d’ampleur.

Être soumis à la contribution des citoyens, dans leur diversité, sur des plateformes internationales comme ULULE permet de mesurer plusieurs aspects d’un produit :

  • Son utilité (personne ne financerait un projet inutile)
  • Sa pertinence
  • Sa capacité à fédérer
  • Son potentiel en termes de communication
  • La capacité de l’équipe à mobiliser leur entourage
  • La compétence des porteurs de projet en situation de crise

Si l’on réussit une campagne sur une plateforme de Crowdfunding, c’est l’obtention d’un tampon de plus sur le passeport du projet. Bien entendu, les fonds levés permettront de réaliser quelques petites opérations, comme des embauches de courte durée ou des prestations de tiers, qui amélioreront le produit ou le feront connaître. Mais la plus-value se situe aussi et surtout au niveau des autres métriques : nombre de contributeurs, commentaires, buzz potentiel des supports des communication ayant servi à la campagne, augmentation du trafic sur le site, augmentation des inscriptions, intérêt des médias au projet etc…

Pour notre part, il est très clair que l’intérêt financier est minime.

Dans le cas où nous parviendrions (et nous l’espérons !) à notre seuil de 8000€ de contribution : 20% iront à la TVA, 8% à la plateforme Ulule, et 30% environ dans l’acquisition des contributions pour nos donateurs. Globalement, il ne restera à l’entreprise qu’un petit peu moins de la moitié des dons, soit, en cas d’obtention du premier palier, moins de 4000€. Sans compter l’organisation des deux soirées, le temps passé à élaborer la campagne et ses supports… Si, au final, il nous reste environ 3000€ pour l’entreprise, nous les investirons dans :

  • La rémunération de développeurs
  • Le recours à un business developer / community manager

Et si la chance nous apporte plus de contributions, nous mettrons en place de manière globale la stratégie de lancement élaborée par le cabinet qui nous suit depuis plusieurs mois.

Alors, non, le Crowdfunding, ce n’est pas l’opération financière du siècle ! N’espérez pas faire fortune avec cet outil. Mais le gain en termes de communication et d’image occulte toutes les complications d’un telle démarche. Après une semaine de campagne, nous pouvons déjà en mesurer les effets. Et nous espérons que ce n’est que le commencement !

Le lien de notre campagne : https://fr.ulule.com/wateroom_crowd/